Mayim Bialik : « Mon article sur le harcèlement sexuel a été sorti de son contexte »

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Mayim Bialik
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Mayim Bialik a écrit une colonne pour le New York Times intitulé « Etre féministe dans le monde d’Harvey Weinstein », vendredi (13 octobre 17), après que plus de 30 femmes ont accusé le producteur de harcèlement et d’abus sexuel.

Dans l’article, l’actrice de The Big Bang Theory a évoqué sa forte position féministe et a semblé suggérer qu’on lui accorde moins d’importance dans les situations de harcèlement sexuel parce qu’elle ne respecte pas les canons de la beauté hollywoodienne. « En tant que féministe fière ayant un faible désir de suivre un régime, de faire de la chirurgie plastique ou d’embaucher un coach sportif, je n’ai presque aucune expérience personnelle d’hommes qui me demandent des réunions dans leurs chambres d’hôtel, a-t-elle écrit. Celles d’entre nous à Hollywood qui ne représentent pas une norme de beauté impossible à atteindre ont le “luxe” d’être moins prises en compte et, dans de nombreux cas, ignorées par les hommes de pouvoir à moins que nous puissions leur rapporter de l’argent. »

La comédienne de 41 ans a également expliqué qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour éviter les situations inappropriées. « J’ai décidé que mon être sexuel est réservé aux situations privées avec ceux avec lesquels je suis la plus intime. Je m’habille modestement, j’ai cette règle de ne pas me comporter de façon séduisante avec les hommes. Je suis tout à fait consciente que ce genre de choix pourrait être oppressif pour beaucoup de jeunes féministes, a-t-elle ajouté. Les femmes devraient être capables de porter ce qu’elles veulent, elles devraient pouvoir draguer comme elles veulent et qui elles veulent, pourquoi devons-nous contrôler notre comportement ? Dans un monde parfait, les femmes devraient être libres de faire ce qu’elles veulent. Mais notre monde n’est pas parfait. Rien, absolument rien, n’excuse les hommes d’agresser ou d’abuser des femmes. Mais nous ne pouvons pas être naïfs à propos de la culture dans laquelle nous vivons. »

Après la publication de l’article, de nombreuses personnes, dont Patricia Arquette, ont accusé Mayim Bialik sur les réseaux sociaux de remettre la faute sur les victimes. Cependant, elle insiste sur le fait que ses propos ont été mal compris. « On me dit que mon article pour le N.Y. Times a résonné avec tant de gens et je suis très reconnaissante pour tous les commentaires, a-t-elle écrit sur Twitter. Je vois aussi un tas de gens qui ont pris mes mots hors du contexte de la machine d’Hollywood et les ont tordus pour insinuer que, Dieu m’en garde, je remettais la faute sur une femme pour avoir été agressée, à cause de ses vêtements ou de son comportement. Quiconque me connaît, moi et mon féminisme, sait que c’est absurde et que ce n’est pas du tout ce que cet article disait. C’est tellement triste de voir à quel point les gens sont méchants alors que je vis pour améliorer les choses pour les femmes. »

Mayim Bialik a également révélé qu’elle sera l’hôte d’une discussion Facebook Live avec le journal pour éclaircir la controverse.



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